Posté par Alx Imbert

D’où je vous écris, devant ma fenêtre, s’offre à moi un majestueux panorama : la chaîne des Pyrénées qui se découpe sur fond d’azur avec quelques sommets encore enneigés. Je suis heureux.

Je suis aussi heureux parce que je viens de perdre quelques kilos que j’avais en trop en l’espace d’un mois, soit depuis que j’ai commencé à réfléchir à la newsletter de cette semaine. Je me sens donc très bien. J’ai perdu du poids sans effort, sans faire d’excès non plus bien sûr. Vous me direz alors : qu’avez-vous fait ? Quel régime avez-vous suivi ? Eh bien… aucun.

Le régime du bonheur…

Pas de régime Atkins, Dukan, Cohen, Montignac ou autres ! Pas de régime citron, du guerrier, d’Okinawa ou crétois non plus, même si j’attache de l’importance à choisir et à équilibrer mon alimentation. Non, rien de tout cela.

Par contre, comme je vous l’ai dit, je suis heureux

J’ai décidé d’aimer parce que c’est bon pour la santé… et pour la ligne, aussi.

Les bénéfices d’un tel régime vont bien au-delà du tour de taille, mais en attendant « l’illumination », faites-le seulement un mois et vous m’en reparlerez.

Faites l’amour aux aliments

Considérons le fait de manger comme un acte d’amour. Je ne veux pas seulement parler de la sensualité d’une mangue ou d’un oeuf dur, nous y reviendrons… mais autrefois, on disait le bénédicité avant de prendre les aliments. On rendait hommage à la création, et c’est vrai, elle le mérite.

Cette tradition, au-delà de sa dimension religieuse, était une manière de remercier les aliments. Chez les Japonais, qui ne sont pas réputés pour leur obésité, on dit toujours « Itadakimasu » avant de commencer à manger, c’est-à-dire « Je reçois».

Manger est un acte d’amour : il faut être en position de recevoir pour l’apprécier. La façon dont on mange, l’état d’esprit qui est le nôtre au moment du repas, une ambiance frugale, un environnement calme comptent autant que ce que l’on mange.

Bien des études scientifiques l’ont prouvé, quand on aime un aliment, on le savoure, on le mâche, on stimule ce faisant la production de salive donc la digestion, on l’assimile mieux. Autrement dit, il nous le rend bien…

Alors imaginez maintenant que vous fassiez l’exercice suivant : prenez une feuille de salade, celle que vous préférez, mais pas trop blanche. Vous la contemplez 15 secondes intensément. Vous la mâchez ensuite simplement sans vous presser, mais sans ralentir non plus. Alors ?… Même sans le faire vraiment, vous imaginez bien que cette salade va mieux vous nourrir que deux chips…

Jouez perso, 20 minutes

Physiologiquement, l’estomac est ainsi fait : il lui faut environ 20 minutes pour se sentir rassasié. Bien souvent, il vous faudra jouer la montre, parce qu’en famille, tout le monde engloutit son repas en « deux-deux ». Je peux vous conseiller un truc… faites l’exercice « de la salade », et ne vous préoccupez pas du reste.

Mangez à table, bien en face de l’assiette, regardez chaque aliment, chaque boisson, chaque convive en lui accordant quelques secondes, avec compréhension…

Faites-le en secret s’il le faut, c’est facile… Enfin, moi j’y arrive très bien.

Mâchez lentement (si vous n’en êtes toujours pas convaincus, lisez cet article Je mâche donc je maigris sur le site de mon confrère Thierry Souccar).

Pour vous justifier, dites que vous faites un régime, mais n’épiloguez pas sur le sujet.

Le secret d’Okinawa n’est pas celui qu’on croit

Je l’ai dit, je ne vous parlerai pas du régime Okinawa, je ne parlerai donc pas ici des aliments qui font ce régime producteur de centenaires, non, tout a été dit à ce sujet et si besoin, vous pouvez vous référer à un article très bien fait du site plantes-et-sante.fr. 

Mais les Japonais (derniers au classement mondial de l’obésité) respectent la nourriture et considèrent le repas comme un moment sacré. Les habitants d’Okinawa ont, à l’égard de la nourriture, des attitudes très codifiées. Plusieurs traditions devraient nous inspirer.

Ainsi le « hara hachi bu » consiste à toujours manger un peu moins qu’à sa faim. Le « kuten gwa » encourage à ne manger que de petites portions. Et le « nuchi gusui » consiste à manger en pensant que les aliments ont des pouvoirs de guérison.

Ce respect fondamental pour ce qu’ils prélèvent sur la nature afin de s’alimenter amène les Okinawaïens à manger des aliments frais, à les cuire peu, à les consommer séparément et à les « mettre en scène » en s’attachant à la diversité des ingrédients et à la diversité des couleurs dans l’assiette.

C’est ça le vrai secret d’Okinawa.

Le sexe, c’est mieux que la Powerplate

Bien sûr, dans le régime de l’amour, il y a le sexe. L’activité sexuelle consomme énormément de calories. En faisant l’amour, vous allez perdre plus de 300 calories en moyenne par demi-heure (soit 10 km de course à pied).

C’est également un excellent sport. Vous allez aussi raffermir votre ventre, vos muscles, vos cuisses, tonifier votre métabolisme, augmenter votre endurance cardiovasculaire. Votre rythme cardiaque montera crescendo jusqu’à atteindre 180 pulsations par minute au moment de l’orgasme, ce qui vaut un bon entraînement physique.

Le fait de faire travailler fortement vos muscles abdominaux va améliorer votre transit, favoriser l’élimination des toxines, diminuer la rétention d’eau. Vos artères vont se dilater, votre débit sanguin va s’accélérer fortement, ce qui fait le plus grand bien à votre système circulatoire.

C’est un sport très complet. Et ça ne coûte pas cher… enfin pas toujours… C’est en tout cas mieux que les plats allégés, le jogging et les abdos/fessiers. Bien sûr, là aussi, c’est valable uniquement si l’acte d’amour dépasse au moins les 20 minutes.

Comment faire l’amour ?

Faites comme avec la feuille de salade citée plus haut. Regardez, ressentez, touchez, goûtez, appréciez… et mâchez lentement…

En fait, pour avoir du bon sexe, il ne faut pas seulement que chacun jouisse, avec toutes les variantes physiques possibles, il faut surtout vouloir en profiter au maximum, parce que les occasions sont rares… quand même.

Imaginez que là, dans l’armoire à pharmacie, il y ait une drogue, parfaitement naturelle, sans aucun danger qui vous permettrait de potentialiser toutes les sensations du sexe, vous en prendriez sûrement 10 gouttes sur un sucre. Non ?

Ne cherchez pas de dealer. Le dealer, c’est vous !

Ne courez pas les Cités ou à la pharmacie. Chacun d’entre nous produit sa propre drogue. Dans le mélange que nous injecte l’organisme il y a de la phényléthylamine. C’est une amphétamine  qui génère la joie, voire l’euphorie. Elle agit très vite.

Ensuite apparaît l’ocytocine, qui donne envie de téter et sensibilise les mamelons. Il faut environ trente minutes pour que ce soit vraiment actif. On provoque sa sécrétion par les baisers et les caresses. C’est aussi l’hormone de l’attachement… attention…

Le sexe entraîne aussi la sécrétion de dopamine et de sérotonine, neurotransmetteurs du plaisir qui nous poussent à poursuivre notre recherche du plaisir et mémorisent ou reproduisent les expériences déjà connues. Ce sont aussi les hormones des sportifs, il faut donc un peu vous agiter pour déclencher le processus de sécrétion…

Il y a enfin de l’adrénaline et du cortisol, pour que vous ayiez la force physique. Ce sont les hormones qui sont déclenchées lorsqu’il faut attaquer très rapidement, ou, le plus souvent, fuir.

Enfin, l’acte d’amour va de pair avec la libération d’endorphines : qui montent en quantité doucement jusqu’à ce que le corps en soit littéralement submergé dans l’orgasme. Ce ne sont rien d’autres que les hormones du bien-être. Elles ont aussi un effet antalgique et c’est pourquoi vous vous découvrez épuisé après l’amour.

En résumé : il y a suffisament de substances chimiques en jeu pour ne pas y ajouter des molécules synthétiques.

Oui, mais si ça ne marche pas quand même..?

Qu’est-ce que vous voulez dire ? A nouveau, faites avec vous-même comme avec la feuille de salade. Ayez au moins cette considération pour vous-même.

S’aimer, cela veut dire plein de choses, mais en langage simple, ça veut dire prendre soin de soi. Vous avez un problème, regardez-le comme s’il était votre enfant. Cela vaut dans toutes les situations.

Mais puisque l’on parle de régimes, parlons par exemple de ces parties de vous que vous n’aimez pas… Trop grosse, trop moche, trop petit, trop mou… Toutes ces « parties moches » sont à vous et méritent au moins ce respect !

Revenons à ce que vous pouvez faire pour que le régime de l’amour fonctionne. Massez-les, touchez-les… exposez-les ces parties moches. Et résolvez aussi tous les problèmes physiques qui vous empêchent d’avoir une activité sexuelle simple :fatigue physique, sécheresse vaginale, odeur corporelle, maladie de peau, vergetures que sais-je…

Il y a de très nombreux produits naturels de santé qui peuvent remédier à ces situations. Je vous renvoie à l’index des articles de soignez-vous.com. Vous y trouverez forcément une réponse.

Bien sûr, tout le monde est à la recherche du dopant sexuel naturel miracle. Dans son Hors Série n°9, le magazine Pratiques de Santé a confié au Dr Bauplé, médecin et spécialiste des médecines alternatives, de faire le point sur les différents stimulants sexuels. Résultat : il n’y a pas grand chose qui ait apporté la preuve de quoi que ce soit.

On remarque aussi qu’il y a peu de produits réputés pour les femmes (poudre de perlemaca) mais qu’ils fonctionnent plutôt bien. Mais il y en a des dizaines différents pour les hommes (voir l’article sur soignez-vous.com), et là, c’est un peu n’importe quoi…

On retiendra de cet excellent Hors Série que finalement chacun a son propre dopant sexuel naturel, celui qui marche à chaque coup… Mais rarement celui du voisin marche aussi bien pour vous… Il ne faut pas abandonner pour autant, il faut tester, on finit par trouver.

Consolider le régime de l’amour

Après un mois de « régime de l’amour », normalement, vous avez perdu les quatre kilos que vous cherchiez à perdre. Il vous faut donc utiliser ce mois pour dépasser le simple niveau de la perte de poids et faire de ce régime une sorte de référence indiscutable, une règle de vie.

Cette suite du régime est très simple. Il n’y a finalement qu’une seule obligation : regarder chaque aliment, chaque personne, chaque chose… quelques secondes pour mieux la comprendre.

 Dominique Vialard

source: http://www.alternativesante.fr