Le chemin vers la bonne santé

Si l’on imagine le mode de vie de nos ancêtre avant le début de l’agriculture, on se représente le plus souvent l’image d’un chasseur/cueilleur, arpentant son environnement qu’il connait à la perfection à la recherche de gibier, et sachant utiliser également les différentes plantes qui l’entoure pour son alimentation, ou encore pour soigner différents maux.

 

Aujourd’hui, l’on se promène en pleine nature, que ce soit à la campagne, en montagne, au bord de la mer ou même en ville, on peut observer ici et là de nombreuses plantes qui sont le plus souvent méprisées ou ignorées et qui ont pourtant beaucoup à nous apporter, que ce soit en ce qui concerne notre alimentation, mais aussi pour nous aider à rester en bonne santé.

 

En reconnaissant et en cueillant ces différentes plantes, vous pouvez conjointement fortement varier votre alimentation en incorporant de nouvelles espèces et ce, à moindre coût, rajouter du cru et de la vitalité à votre alimentation (la majorité de ses plantes peuvent se consommer en salades ou via différentes recettes crues), et enfin profiter des propriétés médicinales de ses différentes plantes vous permettant ainsi de rester en bonne santé.

 

Précautions particulières:

Si vous désirez vous lancer dans la cueillette de plantes sauvages, certaines précautions sont à prendre afin de vous éviter tout désagrément :

  • Ne cueillez pas dans les propriétés privées (sauf accord du propriétaire) et dans les zones protégées.
  • Veillez à ne pas « massacrer » l’environnement en piétinant toutes les plantes aux alentours de votre lieu de cueillette, limitez les quantités prélevées et les espèces selon la biodiversité locale, et enfin, ne cueillez jamais les individus jeunes ou sur le point de donner des graines. Si vous observez une plante unique sans aucune autre de la même espèce aux alentours, laissez la tranquille.
  • Assurez vous de clairement identifier les plantes que vous cueillez afin de ne pas les confondre avec certaines qui pourraient être toxique. Dans le doute, vous pouvez toujours les présenter à votre pharmacien qui pourra vous renseigner.
  • Ne cueillez pas les plantes aux abords des routes, de champs, de zones industrielles ou encore de décharges pour des raisons évidentes de pollution. Si vous les récoltez en pleines natures, veillez à bien les laver, surtout en ce qui concerne les plantes basses et les baies qui auraient pu être contaminées par l’urine de chiens ou de renards qui peuvent véhiculer des parasites.
  • De même, évitez de récolter les plantes des les prés où les moutons ou les chevaux peuvent paître. Elles peuvent là encore être contaminées par un parasite appelé la douve.

 

La liste qui va suivre et non-exhaustive et concerne de nombreuses plantes connues et facilement identifiables. Toutes peuvent être utilisées à des fins alimentaires, que ce soit comme aliment ou comme aromate

 

Le circe maraîcher

Circe maraîcherLe Circe maraîcher (Cirsium oleraceum) est une plante cousine des chardons avec qui elle partage des propriétés stimulatrice du foie et de la vésicule biliaire. On la rencontre le plus souvent dans les lieux frais et ombragés et est assez commune dans le nord et l’est de la France. On peut utiliser ses feuilles de la même manière que les épinards, ou encore ses côtes que l’on peut cuisiner de la même manière que les blettes.

 

Le chardon-marie

Chardon-marieAppréciant les sols acides et ensoleillés, le chardon-marie (Silybum marianum) est une plante assez facilement reconnaissable par ses fleurs et surtout ses feuilles épineuses. Cette plante est particulièrement connue pour son action sur le foie et la vésicule biliaire qui l’indique dans de nombreuses pathologies hépatiques. Ce que l’on sait moins, c’est que les jeunes pousses peuvent être consommées de la même manière que les asperges, tandis que les feuilles lorsque l’on a ôté leurs épines peuvent aussi être consommées comme les épinards.

 

Le pissenlit

pissenlitUn article détaillé sur les vertus du pissenlit se trouve ici.

 

Le plantain

plantainÀ ne pas confondre avec les bananes, le plantain englobe de nombreuses variétés de plantes appartenant au genre Plantago. Considérée comme une plante médicinale majeure, le plantain a de nombreuses indications. Les graines broyées ont une action laxatives, les feuilles broyées et utilisées en cataplasme ont une action hémostatique et cicatrisante, tandis que les racines là encore broyées et utilisées en cataplasmes ont une action anti-infectieuse, anti-inflammatoire et anti-allergique et peuvent être utiles en cas d’affections de la peau ou d’infections respiratoires. Coté alimentation, les jeunes feuilles peuvent être consommées en salades mais aussi sous forme de pesto.

 

Le fenouil

Fenouil sauvageFacilement reconnaissable grâce à la forme en plumeaux de ses feuilles et à son odeur anisée,  le fenouil commun (Foeniculum vulgare) se développe particulièrement autour du pourtour méditérranéen. Apprécié particulièrement pour ses bulbes, toutes les parties de la plantes sont comestibles, permettant selon votre imagination de l’utiliser dans de nombreuses recettes, aussi bien cru que cuit. En ce qui concerne ses propriétés médicinales, le fenouil est radical en ce qui concerne les troubles digestifs (ballonnements, nausées, maux d’estomac, …), mais il favorise également la lactation chez les femmes qui peuvent l’utiliser en infusions, et qui permet également chez les femmes qui allaitent, de calmer les maux de ventre des nouveau-nés.

 

L’ortie

ortieUn article détaillé sur les vertus des orties se trouve ici.

 

La consoude

Consoude

Appartenant au genre (Symphytum), les consoudes apprécient les sols humides et se rencontrent un peu partout. En l’absence de fleurs pouvant aller du blanc au bleu en passant par le violet, attention à ne pas confondre les feuilles de la consoude avec celles de la digitale ( très toxique), la consoude ayant des feuilles rapeuses tandis que celles de la digitale sont douce. Si elle est très appréciée en permaculture pour fournir un excellent compost, ses feuilles lorsqu’elles sont jeunes peuvent également être consommées bien que du fait de la présence d’alcaloïdes néfastes pour le foie, on déconseille une alimentation quotidienne et à forte dose. Cotés propriétés médicinales, la consoude est réputée pour faciliter la cicatrisation des plaies lorsqu’on l’utilise ses racines broyées en cataplasmes, mais aussi pour faciliter la consolidation des fractures grâce à sa teneur en allantoïne. Elle est donc particulièrement indiquée en cas de plaies, d’écorchures, de piqures, de gerçures, de crevasses, mais aussi d’entorses ou de fractures.

L’ail des ours

Ails des ours

L’ail des ours ( allium ursinum ) ou ail sauvage appartient  à la famille des Amaryllidacées au même titre que l’ail commun. Présent dans la plupart des sous-bois, on peut consommer son bulbe comme légume ou comme condiment dans les salades ainsi qu’en pesto, mais également ses feuilles crues ou cuites qui peuvent être préparées de la même manière que les épinards, mais également là encore en pesto, en soupe, en tisanes…. Possédant les mêmes vertus que l’ail commun ainsi qu’un taux important de vitamine C, l’ail des ours est principalement utilisé pour ses propriétés analgésiques en application cutanée, antiseptiques, hypotensives, dépuratives et anti-parasitaire ( ce qui expliquerais pourquoi les ours ont pour habitude d’en consommer au sortir de l’hibernation).

 

Le lamier pourpre

Lamier pourpre

Souvent confondue avec l’ortie lorsque les fleurs ne sont pas encore développées d’où son surnom « d’ortie rouge », le lamier pourpre ( Lamium purpureum ) appartient à la famille des lamiacées, au même titre que les menthes, mélisses, lavandes ou encore les romarins. Considéré par beaucoup comme une mauvaise herbe, le lamier pourpre pousse véritablement partout, même dans les endroits où on ne le souhaiterais pas. Si on utilise les plus souvent ses sommités fleuries pour décorer une salade, ses feuilles bien que comestibles crues se révèlent meilleures cuites d’où son utilisation en soupes. Concernant ses propriétés médicinales, les feuilles de lamier pourpre lavées et broyées en cataplasme constitueraient un excellent désinfectant pour les plaies, elles auraient également des propriétés astringentes, anti-diarrhéique et diurétiques.

 

Le nombril de Vénus

Le nombril de VénusFaisant partie des « plantes grasses » ou plantes succulentes bien qu’elle n’en ai pas que le nom, le nombril de Vénus ( Umbilicus rupestris ) fait partie de la famille de la famille des Crassulacées et se rencontre le plus souvent dans le sud de la France. Reconnaissable par la forme de ses feuilles dont le centre rappelle la forme d’un nombril, le nombril de vénus apprécie particulièrement les endroits rocailleux ou les murs des vieilles bâtisses. Ses feuilles tendres, juteuses et légèrement acidulées auraient un goût particulièrement plaisant bien qu’elles puissent gagner en amertume en grandissant. Comme pour toutes les plantes succulentes, le nombril de Vénus est particulièrement riche en eau, mais aussi en vitamines, minéraux dont le fer, oligo-éléments,  et acides aminés ce qui en fait un très bon reminéralisant et revitalisant. De plus, ses feuilles sont particulièrement indiquée pour accélérer la cicatrisation de plaies, mais aussi d’acné, de furoncles, ce qui en fait une excellente alternative aux produits à base d’aloé vera.

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